Lundi 17 janvier 2011
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Chronique du jeudi 13 janvier
2011.
Bonjour,
Je vous avais promis de terminer mes chroniques sur RCF Saône-&-Loire par une chronique sur le thème de l'Église. J’ai pu mesurer durant mes
vacances de Noël combien l'Église, avec sa structure, est incomprise et contestée dans notre société. Les uns pensent qu’il n’y a pas besoin de Dieu et donc que l'Église ne sert à rien. Elle est
même vue par eux comme la source des conflits dans le monde, les religions créant toujours des guerres. D’autres veulent vivre une foi, une spiritualité sans structure, sans organisation. La foi
est tellement personnelle qu’elle n’a presque plus besoin de vie avec d’autres chrétiens, ou juste un petit groupe choisi, qui conforte sans trop remettre en cause.
Alors, dans quelle Église je vis ? Je suis prêtre dans une institution hiérarchique, complexe, diverse, limitée, avec des courants de
pensées, de spiritualités. Avec des hommes et des femmes qui veulent parfois, même inconsciemment, avoir du pouvoir, de l’importance, de l’autorité sur la vie des gens. Je suis dans une Église
qui ne choisit pas, qui laisse tout pousser et qui refuse de prendre des options. L'Église dont je fais partie ne fait plus de choix pastoraux, ne donne pas de direction. Elle gère à la petite
semaine les demandes des gens. Je vis dans une Église qui se replie sur elle, où les courants identitaires sont de plus en plus forts (comme dans la société), où l’on se construit beaucoup
vis-à-vis de la peur de l’autre, un Catholicisme identitaire qui se croit menacé. Je vis dans une Église qui communique mal avec la société et la disparition de notre radio n’en est qu’un signe
supplémentaire. Je vis dans une Église qui est souvent très crispée sur les sacrements et qui ne souhaite pas d’innovation dans ce domaine.
Mais je suis aussi dans une Église qui laisse à chacun la liberté de ses initiatives. Elle me laisse avancer à mon rythme. Elle ne me donne pas
d’objectifs à atteindre. Elle me laisse choisir avec les chrétiens de la paroisse ce que nous désirons changer, améliorer, proposer (sauf dans le domaine des sacrements). L'Église ne me force pas
à dire des choses que je ne croirais pas. Elle me permet de donner de mon temps aux plus pauvres, aux sans-papiers, aux démunis. Elle m’apporte même grâce à la paroisse un soutien logistique et
économique. L'Église me laisse gérer mon temps comme je le désire du moment que mes tâches ne sont pas délaissées.
Rien n’est parfait dans l'Église comme dans la société. Personnellement, j’aimerais qu’on ouvre des vraies discussions de fond dans notre Église
diocésaine, qu’on n’ait pas peur de discuter même si cela doit générer des conflits. On doit être capable aussi de chercher ensemble le meilleur pour pouvoir communiquer notre amour de Jésus
Christ et de sa Parole. Il serait bon de dialoguer sur la co-responsabilité des laïcs et des prêtres, sur la façon de lire la Parole de Dieu en luttant contre les fondamentalistes, sur une Église
qui se donne des moyens pour servir les plus pauvres, pour une Église plus en phase avec notre société, qui manifeste vraiment en Parole et en Acte que Dieu aime l’humanité.
Au revoir à vous, et merci énormément, de m’avoir permis de vous partager autant de choses qui me tenaient à cœur.
Publié dans : Foi/spiritualité
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Je t'ai écrit un mail pour savoir si tu peut me marier au mois d'Aout 2011 ? j'aimerais bien une réponse s'il te plait ?
bises Ta cousine Agnès Legros