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Chronique RCF du jeudi 05 novembre 2009.
Bonjour,
Pourrai-je dire en quelques mots ma joie à propos des jeunes ? En effet, le mois d’octobre a été pour moi un temps intense de rencontre et d’échange avec eux. Et je dois dire que souvent ils m’épatent !
J’ai en particulier été étonné lors du week-end de la JOC. Quatre jeunes de Chalon étaient présents avec une vingtaine d’autres et notre échange a porté sur ce qu’on aimerait améliorer dans nos vies et autour de nous. L’un d’eux disait : « J’aimerais que nos parents, qui ne parlent pas le français, puissent s’ouvrir aux autres personnes du quartier. » Ce point de départ, ce constat, nous a amenés à beaucoup partager et à chercher des chemins pour que durant l’année scolaire nous puissions permettre à des gens qui sont trop isolés, qui vivent trop entre eux, de rencontrer les autres. Cela demande d’aider à sortir de leur préjugé, rassurer car il y aura des peurs, accompagner pour que chacun puisse partager le meilleur de sa vie.
Un autre proposait de mettre en valeur tout ce qui se fait de bien pour aider les jeunes à accéder aux loisirs et à la culture. Il y a des cours de théâtre où l’on paye en fonction de ses revenus. Il y a les musées gratuits pour les jeunes. Les fêtes du cinéma où l’on pourrait se mobiliser. Chalon dans la rue avec les spectacles en off qui sont gratuits. Pourrait-on mettre cela en valeur sur un site Internet, ou sur un journal ? Ce qui compte, c’est de faire savoir ; car trop souvent les jeunes ignorent toutes les belles possibilités qui existent.
L’un d’eux disait : « Je n’ai jamais été aussi sérieux qu’à ce week-end, même à l’école. » Dans sa parole, j’ai vraiment senti qu’il était intéressé par ce qu’il recherchait avec les autres. Et ce jour-là s’ouvrait en lui la conscience qu’il était capable de réfléchir, de partager et que c’était intéressant. Oui, ces jeunes m’épatent. Je les sens vraiment capables d’analyser le monde dans lequel ils vivent. Ils saisissent qu’il y a de très belles choses dans notre société et en même temps, ils expérimentent les limites de notre monde et désirent les repousser.
J’ai aussi vécu quatre jours à Taizé. Même si les jeunes de 15 ou 16 ans ont un peu de mal à entrer dans la prière et à permettre un climat de calme, ils sont en même temps capables d’ouverture, de dialogue avec les autres. Ils ont un sens de l’humour qui est souvent très sympa. Et puis je les trouve curieux, désireux de connaître.
Les jeunes quand ils sont en confiance peuvent vraiment nous surprendre. J’ai été très heureux avec plusieurs d’entre eux d’accueillir ce qu’ils portaient vraiment au fond d’eux. Mais j’ai bien conscience qu’il est nécessaire de créer un climat de dialogue, d’écoute, de respect et de sympathie. Quand on vit ainsi, on découvre la profondeur qui est en eux, et cela procure une vraie joie. Merci à eux pour tous ces beaux moments.
À la semaine prochaine.
Chronique RCF du jeudi 7 mai 2009.
Chronique RCF du jeudi 26 mars 2009.
Chronique RCF du jeudi 07 février 2008
Chronique RCF du jeudi 08 novembre 2007
Bonjour,
Au tout début des vacances scolaires de
Je suis rentré de ce rassemblement pleinement heureux. Le texte que nous avons proclamé dans les célébrations de
J’étais heureux qu’au long du rassemblement, on ait parcouru le chapitre 8 de l’Evangile de Marc, ouvrant petit à petit, verset après verset, les yeux sur l’identité profonde de Jésus. Nous avons vécu ce chemin d’évangile en parfaite adéquation avec notre déroulement de rassemblement. J’étais heureux de voir la parole ajustée de l’évêque de Saint-Étienne, Dominique Lebrun, qui a su dire aux jeunes qu’il y avait des étapes dans la vie, que témoigner de sa foi peut se faire d’abord dans la façon de vivre avant de s’exprimer par des mots, heureux qu’il leur dise qu’ils font l’expérience de la vie qui gagne, de la résurrection quand ils passent de la tristesse à la joie, de la solitude à la communion. J’étais heureux de l’ambiance avec le groupe de musique, « Les mieux que rien », qui ont su s’adapter à chaque moment de ce rassemblement. Et la liste serait encore longue.
Lors d’un rassemblement de ce type, on sème à tous vents. À travers les musiques, les paroles, les témoignages, les partages, chaque intervenant sème la « Rumeur de Vivre » et l’on ne souhaite qu’une chose : qu’elle enfle dans le cœur des lycéens et dans leur vie. C’est aussi cela l’Église. C’est aussi cela les jeunes : respectueux, attentifs, dynamiques… et acteurs de vie et d’espoir pour l’avenir de notre planète. Il me faudrait dix minutes pour vous dire tout ce qui fut bon. Sachez simplement qu’il y a de la joie à travailler au service des jeunes et que cela me donne un vrai bonheur.