MONDE D'INFOS

Publié le par Boyer Stephane

Chronique RCF du jeudi 14 juin 2007.
Bonjour,
Si, il y a cinquante ans, un agriculteur qui brûlait ses déchets faisait attention de ne pas polluer son environnement, mais n’avait pas conscience du trou de la couche d’ozone, de la pollution et du réchauffement climatique, aujourd’hui, personne ne peut dire : « Je ne suis pas au courant. » Durant les trente dernières années, le monde de l’information n’a fait que grandir, repoussant l’ignorance et appelant à un comportement responsable. Et cela dans beaucoup de domaines. Le monde des médias appelle l’automobiliste à faire le plus possible pour le respect de la planète, choisir le vélo ou le bus.
Aujourd’hui, on ne peut presque plus dire : « Je ne savais pas ». Mais ce n’est peut être pas si vrai. On sait que la guerre a toujours lieu en Irak, mais qui sait qu’en République Centre Africaine des affrontements sérieux ont lieu ? On sait que le G8 réuni en Allemagne a offert en grand seigneur 60 milliards de dollars d’aides au continent africain mais on ne sait peut-être pas que le commerce des armes s’élève à 1200 milliards de dollars pour l’année 2006. On sait que Paris Hilton, l’héritière de la grande chaîne d’hôtel, est en prison pour 45 jours pour conduite sans permis, mais sait-on qu’en Espagne des pêcheurs se sont organisés pour distribuer du poisson en 24 h dans tout le pays tout en respectant la mer et en refusant d’utiliser des grands filets qui mettent en péril le renouvellement des espèces ?
En fait, on ne sait pas tout mais on peut presque tout savoir. D’un monde où l’information était quelque peu uniformisée quand ce n’était pas une information d’état, on passe de plus en plus à un monde où chacun va aller chercher les informations qui lui conviennent, en fonction uniquement de ses centres d’intérêts. Le monde d’Internet renforce cet aspect.
Nous avons connu une forme d’information massive par des grands médias mais je pense que ce type de communication ne sera pas celle de l’avenir. Je crains que dans la société de l’avenir chacun se concentre uniquement sur ce qu’il veut entendre et voir. Les chaînes et les sites thématiques risquent de renforcer cet aspect. Dans un monde où tout est possible, il est devenu complexe de trouver des informations qui donnent l’espérance, qui énoncent les solutions[1] qui peuvent rendre le monde plus juste et solidaire. Alors on voit de nouvelles initiatives comme de nouvelles agences de presse qui viennent mettre en valeur les femmes et les hommes qui apportent des réponses positives aux défis de la planète. J’espère que chacun ne se refermera pas dans sa bulle et sera toujours intéressé par ce qui, dans le monde de l’information, peut être ferment d’espérance dans le monde.
À la semaine prochaine.


[1] L’association reporters d’espoir fait parti de ces médias désireux de mettre en avant les solutions qui améliorent la vie sur la planète. http://www.reportersdespoirs.org/
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Publié dans Société

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