Festival JOC !
Chronique RCF du jeudi 7 mai 2009.
Bonjour,
Le week-end dernier s’est tenu le festival national de la JOC. Vingt mille jeunes de toute la France s’était donné rendez-vous à La Courneuve pour faire la fête, pour discuter, partager, célébrer, découvrir. C’est une foule très cosmopolite qui s’est ainsi rassemblée sous le soleil. Une chance extraordinaire pour un festival en plein air. Une chance merveilleuse pour l’Église de vivre le partage.
J’ai aimé les forums de discussions. J’ai vu des syndicalistes, des chefs d’entreprises, des députés, des évêques, écouter la parole des jeunes. Que ce soit sur le thème de l’Europe, de l’insertion dans le monde du travail, ou sur le thème essentiel qui nous rassemblait – l’accès à la culture et aux loisirs – j’ai vu ces hommes écouter les jeunes, ce qu’ils ressentaient, ce qu’ils vivaient concrètement. C’était très beau de voir des jeunes parler devant tant de monde de leur vie, de leurs difficultés, de leurs convictions.
Des choses très fortes ont été exprimées. Je ne peux pas tout reprendre mais j’aimerais vous partager cette remarque de François Chérèque que je trouve très juste. « Dans notre société, le gouvernement aimerait que les jeunes soient responsables pénalement dès l’âge de 13 ans. Par ailleurs, la majorité sexuelle est à 16 ans et la majorité civile à 18 ans. Mais à quel âge est la majorité sociale ? On ne reconnaît des droits à l’accès social des jeunes qu’à partir de 25 ans car ce n’est qu’à cet âge qu’ils peuvent vraiment être pris en charge par l’État. De plus, on trouve normal dans notre société qu’un jeune galère au début de sa vie professionnelle, comme si c’était obligatoire. Ceci est une forme de bizutage. » Personnellement, j’ai trouvé ces propos très justes.
J’ai aussi aimé le dialogue entre Claire Ly, victime des Khmers Rouges et Henri Kynson ancien trader devenu moine dans les cités de Marseille. Ils ont partagé leur itinéraire et leur foi. Gérard Miller les a interviewés de façon très juste, parlant de leur vie, du bonheur, de la souffrance, du prosélytisme et de la foi. J’ai cueilli cette phrase de Claire Ly, qui a dit à tous les jeunes présents que « chaque être humain est une œuvre d’art. » Ces quelques mots ont résonné chez les jeunes que j’accompagnais. Oui, ils sont uniques, oui ils sont cette œuvre individuelle et merveilleuse qui ne demande qu’à se construire, à se laisser façonner de l’intérieur.
Il y avait encore bien d’autres choses dans ce festival, comme la multitude de stands avec beaucoup d’associations de sport, de danses, d’action humanitaire, de syndicats et de politiques. Je n’oublie pas l’espace pour prier et partager la foi. Je crois que chaque jeune a pu trouver des activités, des occasions de partage correspondant à sa vie, à sa recherche, à son chemin de foi.
Puis il y a eu les concerts. Rock, pop, rap. J’ai trouvé que ces groupes délivraient un message vraiment intéressant. Ils questionnaient. Quel monde voulons-nous construire ensemble ? Quelles frontières sommes nous prêts à dépasser ? Ce festival était très intéressant, ancré dans la vie des jeunes et proposant l’espérance des chrétiens comme une force et un phare.
À la semaine prochaine.
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