La solidarité : un rendez-vous pour chacun de nous !
Chronique RCF du jeudi 1er octobre 2009.
Bonjour,
Nous allons fêter la 14e journée diocésaine des Rendez-vous de la Solidarité. Depuis le 1er octobre 1995, notre diocèse s’est engagé autour de 40 engagements pour vivre une plus grande solidarité avec tous. Il ne s’agit pas seulement des plus pauvres, mais certains engagements portent sur les malades, les handicapés, les migrants, les pauvres économiques, ceux qui souffrent dans leur vie de couple. L’accueil dans les paroisses n’est pas oublié et il était demandé de mieux accueillir ceux qui viennent demander un service à nos communautés. Les 40 engagements, s’ils orientent sur la solidarité, ont surtout eu un grand mérite dans notre diocèse : associer tous les chrétiens à une même réflexion.
On ne s’en rappelle peut-être pas, en particulier les plus jeunes d’entre nous, qu’ils soient laïcs ou prêtres, mais cet évènement a été préparé par un long et fructueux travail dans toutes les paroisses, les mouvements et les services de notre diocèse. La démarche était synodale, elle permettait à chacun de réfléchir et de proposer ses idées autour d’un thème fédérateur. C’est des dizaines et des dizaines de chrétiens qui ont réfléchi autour de thèmes liés à la société et l’année suivant autour de l'Évangile. Une démarche que l’on doit en grande partie à Émile Duhesme, alors qu’il était vicaire épiscopal à Paray-le-Monial. C’est l’un des héritages qu’il nous a laissé. Merci Émile.
Qui pourrait dire aujourd’hui qu’il n’y a pas besoin de solidarité ? Bien sûr, il ne faut pas se fixer au mot. Solidarité peut se traduire par plein de mots : entente plus grande, coopération entre plusieurs personnes ou groupe, synergie pour faire disparaître les injustices, fraternité, ou encore ce mot que Benoit XVI aime bien : charité, qui est l’une de ses dimensions. En fait, quelle que soit la mode pour le mot, la réalité qu’il souligne est indispensable pour notre société et pour notre communauté chrétienne. En ce moment, on lit la lettre de saint Jacques, durant les messes du dimanche, et il crie cet appel : que notre foi soit en cohérence avec nos actions. Ceux qui disent et ne font pas n’ont pas de part dans le Royaume de Dieu.
Nos 40 engagements mériteraient une nouvelle évaluation sur ce que nous avons réalisé et sur ce qui bloque, par exemple tout ce qui est dit sur l’économie et qui est bien difficile à réaliser ; ou encore cette demande de ne pas nommer tous les prêtres en paroisse pour que certains puissent se consacrer à des actions de solidarité plus forte ; ou encore le souhait que dans les bulletins paroissiaux et Église d’Autun (la revue du diocèse) une rubrique solidarité soit régulièrement alimentée. Nous aurions besoin de nous redynamiser et de re-susciter chez tous une nouvelle recherche pour vivre de façon actuelle et renouveler ces engagements.
La solidarité n’est pas la propriété des chrétiens mais bien au contraire, l’espace où, avec la multitude, nous pouvons travailler à transformer ce monde pour tous et avec tous. La solidarité, c’est les mains du chrétien en action. La solidarité, c’est notre façon de mettre en mouvement l'Évangile, qui ne nous dit pas ce qu’il faut faire, mais qui nous appelle au dépassement de nos égoïsmes, à chercher la justice et à témoigner, pas seulement en parole mais aussi en acte, de l’amour de Dieu pour tout être humain.
À la semaine prochaine.
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