La vie parle de Dieu

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Chronique RCF du jeudi 4 septembre 2008.

Bonjour,
« Au fil de la vie », semaine après semaine, je vais avoir la joie de vous retrouver. Je vais essayer de vous partager ce qui fait mon quotidien, celui d’un prêtre qui essaye de vivre ses diverses missions auprès de habitants de sa paroisse, des animateurs et des jeunes de l’aumônerie du diocèse et de la JOC du département de Saône-&-Loire. Être attentif à la vie des gens, épauler, encourager, et puis parfois partager avec eux la présence de l’invisible, la parole de celui qui s’est fait visible : Jésus-Christ.
À l’occasion d’un anniversaire samedi dernier, une amie nous partageait un beau texte de Didier Rimaud. Il dit dans ce texte en parlant de Dieu : « Je sais que tu n’es rien de ce qui est, mais tout ce qui est me parle de toi. » Cette phrase venait parfaitement conclure mes vacances.
En effet, durant ces trois semaines de détente, j’ai eu la joie de voir des paysages. J’ai visité les Pyrénées, Pau, la très belle ville d’Albi. J’ai fait une excursion jusque dans le joli pays basque. Des coins de France, avec pour chacun ses charmes, son style d’habitat, ses couleurs différents. Cette beauté n’est pas Dieu mais elle fait monter dans mon cœur une joie en contemplant ces espaces. Montagnes et vallées, campagne et ville, des espaces différents où la beauté est présente, des villes où la main de l’homme a souvent ciselé l’espace, élevé des cathédrales, des théâtres, des musées et la campagne où l’agriculteur aménage forêts et prés pour produire ce qui permet de fournir la nourriture aux Hommes. Les vacances permettent d’apprécier tout ce travail des Hommes qui à travers les siècles habitent la terre, la façonnent, la respectent. Ce n’est pas Dieu qui fait tout cela, mais cela me parle de lui, de ce souffle créatif, de la persévérance dans l’amour.
J’ai aussi eu la joie de passer quelques jours avec mes neveux et nièces. C’est vraiment merveilleux de voir ces petits entre deux et cinq ans grandir. Élever des enfants, c’est bien sûr des soucis pour les parents, mais la vie avec eux se fait simplement : des larmes parfois, des joies, des plaisirs, des jeux, des complicités et par-dessus tout cet amour qui circule de l’un à l’autre simplement. Certains diront : « Rien de Dieu là-dedans » mais pour moi, il y a comme un reflet de Dieu : prendre soin, consoler, servir et rire.
Si les vacances permettent de pouvoir discerner avec plus d’acuité l’action des Hommes qui donnent la vie, accompagnent, construisent, aménagent, éduquent, si les vacances permettent par un rythme plus paisible d’admirer, j’espère que chacun de nous pourra garder tout au long de l’année un regard contemplatif sur la vie. Savoir regarder et apprécier la vie, c’est déjà très bien, et puis pour ceux qui le veulent, essayer de discerner les traits de l’amour de Dieu à travers ce quotidien, ce n’est pas si mal. Cela unit le visible et l’invisible qu’il y a en chacun de nous.

À la semaine prochaine.

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Publié dans Foi-spiritualité

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