Chercher la parole juste sur Noël !

Publié le

 Chronique RCF du jeudi 04 décembre 2008.

                   Bonjour,
                   Depuis dimanche dernier, on est entré dans le temps de l’avent. Avec ces quelques jours qui nous préparent et nous rapprochent de la fête de Noël, nous allons voir et entendre bien des choses. Il y aura plein de lumière dans nos villes et nos maisons. Le 8 décembre, nous pourrons mettre quelques bougies à nos fenêtres mais le 10 décembre, jour des 60 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme, nous sommes aussi invités à mettre une bougie pour montrer comment ces droits peuvent éclairer notre vie et notre avenir.
                   Bien sûr, durant ce temps de l’Avent, il y aura toutes les propositions commerciales pour remplir les souliers des petits et des grands de cadeaux. Ces gestes d’offrandes que les uns et les autres vont se faire sont des signes de l’amitié, de l’amour que des êtres se portent. Il suffit juste de comprendre que ce n’est pas à la valeur du cadeau que se mesure la valeur de l’amitié et de l’affection, pour bien comprendre et apprécier ces gestes. Il y a le moment où l’on offre les cadeaux qui compte, mais il y a aussi tous ces moments où l’on pense à ce qu’on va offrir, où l’on cherche ce qui pourra faire plaisir. C’est aussi des moments qui ont leur valeur même si c’est des instants cachés.
                   Dans ce temps de préparation de Noël, j’aimerais surtout qu’on parle de Jésus de façon juste. Car Jésus n’est pas comme le Père Noël. Jésus a existé, a vécu, a fait parler de lui, est mort crucifié. Est-ce possible de parler de Noël avec intelligence et non avec un esprit enfantin ? Peut-on d’abord dire que nous ne savons rien de la naissance de Jésus. Ce que nous savons de lui, c’est les dernières années de sa vie, ce qu’on appelle son ministère public, sa mort et que ses apôtres et les premiers chrétiens disent l’avoir vu vivant, ressuscité. Voilà pourquoi on a voulu parler de la naissance de Jésus. Mais c’est avant tout de son origine qu’on parle. Comme une vedette de la chanson ou du cinéma qui perce, c’est parce qu’il était connu que les amis de Jésus ont essayé de dire des choses sur son origine. L’évangile nous dit la foi des premiers chrétiens. Pour eux, Jésus est un homme, il est né de Marie, mais vient aussi de Dieu, il est de descendance divine. Il vient de plus loin que l’humain. Voilà leur foi.
                   C’est important de ne pas raconter n’importe quoi aux enfants. Dire Noël, fêter Noël, c’est avant tout fêter la foi des premiers chrétiens en Jésus, et la nôtre. Dans cet enfant, ils voient le germe, celui qui brise les frontières de la mort car il vient de plus loin que l’humanité. Il est un germe divin que la résurrection va accomplir et révéler.
                   Parler de Jésus, sans être simpliste, est certainement difficile, mais on peut essayer. Les enfants ne se sentiront pas dupés quand ils grandiront. Noël, c’est ce temps où nous-mêmes, nous essayons d’être divins, au moins envers nos proches. Dans ce temps particulier, notre façon de nous montrer de l’attention et une profonde affection est tout proche du Royaume que Jésus propose. Le divin est en nous, comme Jésus est venu en humanité.
                   A la semaine prochaine.
Publicité

Publié dans Foi-spiritualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article