MERCI A L'ANNEE 2006
Chronique RCF du jeudi 28 décembre 2006.
Bonjour,
C’est la fin d’année. On pourrait regarder l’année écoulée et se dire tout ce qui n’a pas marché et prendre de bonnes résolutions pour mieux vivre 2007. En fait, je préfère regarder l’année 2006 avec ce qu’elle nous a apporté de bon et le savourer.
Ce qui m’a fait plaisir c’est de retrouver quelques jeunes que j’avais accompagnés en aumônerie il y a quelques années. De voir ce qu’ils sont devenus, le chemin de leurs études, leurs perspectives d’avenir, ça fait plaisir. De voir que chacun évolue et devient adulte est une grande joie pour moi. Ils sont loin les adolescents qu’on avait bien du mal à tenir en 4ème ou 3ème. Ils sont maintenant capables de réfléchir, d’avoir du recul sur eux-mêmes et sur la société. Leur esprit s’ouvre à plus large. Je ne regrette pas le temps donné avec ces jeunes, car je crois que l’aumônerie, à travers les jeux et les discussions, a contribué à les faire grandir. Et aujourd’hui les discussions que nous avons viennent de cette confiance née il y a maintenant quelques années.
Ce qui a été source de joie pour moi, c’est de voir comment de plus en plus d’adultes apprendre le français à l’ASTI. Cette Association de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés accueille des adultes qui souvent n’entrent pas dans les dispositifs ANPE ou autres. Ils sont maintenant 7 adultes qui semaine après semaine apprennent le français pour pouvoir mieux vivre dans ce pays. Et plus encore, c’est les adultes qui accompagnent qui se sont aussi multipliés. C’est une joie, non seulement parce que des adultes offrent du temps bénévolement mais surtout de par la rencontre qui se vit, dans la simplicité d’un apprentissage. C’est des amitiés qui naissent et du respect mutuel au quotidien et cela c’est beau.
Ce qui m’a offert du bonheur cette année 2006, c’est l’accompagnement lors des célébrations. Après un baptême, le jeune père de famille me disait sa joie d’avoir vécu cet évènement, d’avoir vécu le baptême de sa fille, comme une invitation pour lui à vivre sa foi en actes. Être chrétien, c’est essayer de vivre l’accueil et la bonté. Je crois qu’il saura communiquer cela à son enfant. Ce qui fait ma joie, c’est que les célébrations sont un vrai moment de communication et pour moi de resourcement. Bien souvent, je ressors vivifié par le partage, par l’écoute de l’évangile, par la prière. Ca me fait tout simplement du bien et cela me donne la force pour accompagner et porter la vie des autres.
Enfin en 2006, la dernière chose qui m’a donné de la joie, c’est le changement d’évêque. Aujourd’hui le dialogue et la confiance sont renouvelés. Il est clair que Benoît Rivière a porté beaucoup d’attention aux prêtres, aux diacres et aux animateurs laïcs en pastorale. Comme beaucoup j’apprécie cette reconnaissance. Puissions-nous ensemble construire l’avenir, en commençant par 2007 qui s’annonce.
Et bonnes fête de fin d’année à vous.
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