A quand la Paix ?

Publié le par Boyer Stephane

Chronique d'été : 08 août 2006.
Bonjour,
Au cours de cet été se mêle en moi deux choses bien différentes. Comme souvent dans nos vies : joies et peines.
Ma peine, c’est de voir le Liban défiguré. Ce que beaucoup de gens ignorent c’est que les affrontements entre Israël et le Hezbollah ne sont pas nouveaux. En 1999, quand j’étais dans ce pays, des affrontements se déroulaient à quelques centaines de mètres et Israël répliquait déjà. L’enlèvement des deux soldats est un prétexte qui vient ruiner bien des efforts de libanais qui ne veulent que la paix. Quand on est soldat, on sait que l’on a des risques. Faut-il tuer 1000 civils pour deux soldats enlevés ?
Quelle désolation. J’ai envie de crier. Le Liban avait réussi à remettre en place un peu d’administration, dans un pays dévastée par des années de guerre. En 2000, il y a avait eu les élections municipales qui avaient redonner à chaque commune un maire et un conseil, ce qui n’existait plus depuis la guerre. Le pays, notamment le centre ville de Beyrouth était presque reconstruit. Et boum, voilà que de nouveau le pays est saccagé. Le gouvernement d’Israël en agissant ainsi, ne fait que construire de nouveaux opposants dans toute la région.
Et puis en moi-même, cette question : comment un peuple qui a vécu le génocide, la souffrance et la haine peut-il laisser agir son gouvernement sans aucune justice ? C’est pour moi une énigme. Quand on a vécu une telle cruauté, il me semble que toutes les forces devraient être engagées pour ne plus subir cela mais aussi pour ne pas le faire vivre aux autres. Les libanais que je connais appelle à l’aide. Ils ont besoin de tout, et surtout de notre soutien moral. Quand on connaît des amis, des familles dans un pays, tout est différent. Alors je porte les libanais au cœur de cet été.
A l’opposé, une grande source de joie est le camp des Scouts et Guides de France que j’ai vécu. Dans un premier temps nous étions 270 adultes et jeunes dans la Sologne. Grâce au dévouement et à l’engagement d’adultes, toute la logistique (les courses, l’infirmerie, l’administratif) était prise en charge, laissant aux chefs le soin de se consacrer à l’animation des activités. Chaque unité de scoute ou de guide est différente mais avec ces diversités chacun a vécu un bon camp.
Puis ce fut le départ pour le Jamboree : 12 000 scouts et guides de 11 à 15 ans, avec 3000 adultes pour l’encadrement. C’est impressionnant de voir l’énergie dépensée par chacun pour que tout se passe bien et que les jeunes puissent exprimer leurs talents à travers toutes les animations qui étaient prévus. Chaque jour c’était 600 stands d’animations différents qui se déroulaient et faisait la joie des jeunes, leur permettant de découvrir de nouvelles techniques, de nouveaux jeux, des façons de vivre dans différents pays.
Ces talents exprimés, c’est de l’énergie pour notre monde. Nous avons ensemble ouvert la centième année du scoutisme et tous les Scouts et Guides du monde renouvelleront dans un an leur promesse de travailler à un monde de paix. Je ne désespère d’ailleurs pas que Scouts Israéliens et Libanais n’organisent dans les mois qui viennent des rencontres de paix. Un signe d’espérance. Le Scoutisme est une école de fraternité et notre monde a bien besoin de l’engagement de chacun pour construire la paix chaque jour.
A bientôt.
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Publié dans Education-jeunesse

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B
Je connais bine le Liban pour y avoir effectué 12 voyages. L'un de mes fils a épousé il ya 5 ans une libanaise et notre petit filsfranco-libanais a maintenant 1 an. Il a effectué son premier voyage au dans son pays "maternel" au mois de juin avec sa maman. Rine à ce moment là laissait présager une telle guerre.Mona sa maman ets actuellement desespérée et se larmes sont les mêmmes que celle de Faouad SINORI le premier ministre de ce pays qui ont tellement toucé : le découragement. Que faire quand un pays qui a mis 10 ans à ce reconstruire après une guarre terrible ets brusquement détruit en 15 jous, obligant 1/4 de se habitants à se déplacer. La situatuion ets désespérée et nous devons soutenir les libanais moralement et soutenir les asociations ONG qui agissent là-bas auprès de toutes les pouyplations sans distinction. Marci Stéphane.<br /> Brigitte FORET
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