BRAVO LES PARENTS
Chronique RCF du jeudi 07 septembre 2006.
Amis auditeurs bonjour,
Je vous retrouve pour une nouvelle année de partage à travers les ondes radiophoniques. Quelques secondes pour vous partager un regard, un point de vue, une espérance, une douleur parfois. Quelques secondes qui se veulent fraternelles et souvent je l’espère interpellantes. L’être humain, de mon point de vue, a toujours tendance à s’endormir et il est bon de se stimuler sans cesse.
Je dois vous avouer que durant cet été, j’ai une nouvelle fois été épaté par le travail des parents. Ce n’est pourtant pas un métier mais dans cette tâche, quand la vie d’un enfant est reçue, il y a une charge, un investissement énorme à vivre. Je suis admiratif des parents. Prendre soin de l’enfant est une tâche quotidienne. L’aider à grandir, à se structurer, est une action délicate, à bien coordonner entre parents pour tirer dans le même sens. L’action des parents est très grande : nourrir, soigner, amuser, éduquer, autant de mots mais surtout d’attitudes, des gestes multipliés au quotidien et presque à l’infini. Il faut de la force, du courage, de la persévérance pour tout cela car c’est répétitif et pas toujours très gratifiant. C’est peut-être en famille qu’on se dit le moins « merci » car tout semble si normal.
Bien sûr, je pense bien que les parents ont une joie profonde qui les fait vivre avec leurs enfants. La joie de donner vie, la joie de voir grandir, la joie de la tendresse et des câlins, la joie de l’attachement et de progresser dans l’amour. Quand un enfant naît ou arrive dans une famille, c’est les parents qui sont engendrés à une vie nouvelle, avec tout ce qu’elle comporte de risque, d’inconnu, de joie et de présence aimante.
Je pense que bien souvent (c’est-à-dire pas toujours) ceux qui n’ont pas d’enfants (les prêtres en font généralement parti), ne mesurent pas assez tout ce travail quotidien. Nous n’avons pas non plus l’expérience de voir grandir au quotidien, la joie des complicités journalières. Mais je tiens vraiment en ce début d’année à souligner mon admiration et à tirer mon chapeau à tous ceux et à toutes celles qui portent cette responsabilité et cette joie d’accompagner comme parents leurs enfants.
Avec les aumôneries de l’enseignement public, nous allons aider les jeunes adolescents à réfléchir sur les liens entre générations. On pourrait dire avec humour en une phrase ce que nous allons essayer de mieux comprendre : « la vie est toujours un cadeau offert par des parents, même si nos parents ne sont pas toujours le cadeau dont on rêve. » On pourrait dire de même concernant les enseignants, les grands-parents, les frères et sœurs. Nous allons essayer avec ces jeunes qui passent jour après jour vers une vie d’adulte de découvrir ce que nous donnent les générations précédentes et de savoir apprécier ces dons, même si eux-mêmes ont à créer, à susciter, à construire un monde renouvelé par leurs choix, leurs points de vue et leurs capacités.
Chaque génération reçoit et donne, chaque génération invente, chaque génération porte aussi le poids de l’histoire. Mais chaque génération est source d’espérance, si les adultes savent tenir leur place d’éducateurs exigeants et aimants. Sachons reconnaître l’immense travail des parents et encourageons les plus jeunes à s’intéresser à ce monde qui les entoure.
A la semaine prochaine.
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